CINÉMA ARTISTIQUE

par  Daniel Weyl

Jacques BECKER
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Touchez pas au grisbi Fr.-It. 1954 94’ ; R. J. Becker ; Sc. J. Becker, Maurice Griffe et Albert Simonin, d’après le roman de ce dernier ; Ph. Pierre Montazel ; M. Jean Wiener ; Pr. Del Duca Films, Paris, Antarès Films, Rome ; Int. Jean Gabin (Max), René Dary (Riton), Jeanne Moreau (Josy), Lino Ventura (Angelo), Paul Frankeur (Pierrot), Paul Oettly (Oscar), Daniel Cauchy (Fifi-le-dingue), Michel Jourdan (Marco), Dora Doll (Lola), Gaby Basset (Marinette), Delia Scala (Huguette), Denise Claire (la mère Bouche), Dominique Davray (une prostituée).

   Max et Riton, truands sur le retour, ont réussi le coup de leur carrière : quatre-vingt seize kg d’or en barre, le « grisbi ». Mais, lassée de Riton, Josy (Jeanne Moreau : Galerie des Bobines) a vendu la mèche à Angelo (Lino Ventura : Galerie des Bobines), son nouveau protecteur. Celui-ci enlève Riton pour l’échanger contre le butin. Max n’a jamais eu que des déboires avec son vieux pote, mais il passe outre. L’opération nocturne a lieu en pleine campagne sur une route déserte. C’est un piège. Angelo et ses sbires embarquent l’or et filent, mais une deuxième voiture surgit pour éliminer Max et les siens. L’un meurt, Riton est gravement blessé. Ils se lancent à la poursuite d’Angelo et le rattrapent. Fusillade. La bande d’Angelo est décimée mais dans la voiture en feu les lingots sont inaccessibles. Il faut rentrer en vitesse pour sauver Riton. Pendant que, pour se montrer en public, Max est au restaurant avec Betty, sa riche maîtresse américaine, il apprend que Riton a succombé.   

   Gabin c’est énorme (Galerie des Bobines) !
   Mythologie passée de mode pourtant. Reste ce qui fait l’originalité de Becker, l’attention portée au vieillissement et à l’amitié virile. Filmage tout ce qu’il y a de plus académique mais sans esbroufe. Mis à part le suréclairage vaguement expressionniste en intérieur, le didactisme des monologues, les naïvetés de la postsynchronisation, ce n’est pas rédhibitoire, pour autant que le polar n’exige rien de plus et que celui-ci est construit avec grand soin.
   Film considéré comme le meilleur polar français de l’époque. Mais que serait-ce sans Gabin, sans l'admiration que le spectateur est sommé de vouer à une icône ? Personnellement qu'il me soit permis de lui préfèrer Du Rififi chez les hommes (1954), film français tourné toutefois par un Américain. 22/11/2008
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